Les tatouages

Je crois que pour les gens de ma génération ( 1996 represents ) avoir un ou des tatouages c’est plus qu’une mode, c’est un moyen d’expression. Pour une personne qui en as plusieurs j’ose imaginer que chaques tattoos n’a pas nécessairement une signification très émotionnelle, disons le ainsi. Toutefois il représente quand même une image ou quelque chose que la personne tatouée trouve beau et apprécie ce qui est pour moi une belle libertée d’expression.

J’ai deux tatouages. Le premier ça m’a pris 2 ans me décider avant de le faire. Ça fait maintenant environ quatre ans de cela et je ne regrette rien, au contraire!  Il est dans mon dos et c’est écrit: J’irai là où mon cœur m’appelle. Ce sont les paroles de la chanson Belzébuth du groupe Les Colocs. Outre toute l’importance qu’a cette chanson pour moi il m’arrive de simplement me rappeler mon tatouage dans certains moments et de me dire d’écouter mon cœur. Quétaine? Peut-être un peu oué! L’anecdote avec ce tattoo restera également gravée dans mes souvenirs à tout jamais. Alors voilà, en 2015 à la fin du mois d’avril je prends enfin rendez-vous. La veille de la date prévue, le tatoueur m’appelle et me dit qu’il doit malheureusement remettre mon rendez-vous à une autre journée parce qu’il y a un gros dégât d’eau au studio. Il me dit donc que mon rendez-vous est remis au 8 mai. Un peu déçu mais qu’est-ce que je pouvais faire de plus? Donc finalement la journée de mon rendez-vous en déjeunant et en regardant les réseaux sociaux je me rend compte de quelque chose. ON EST LE 8 MAI 2015. C’est la date du décès de Dédé Fortin, le chanteur du groupe qui s’est enlevé la vie le 8 mai 2000. L’homme qui à écrit les sages paroles que j’allais me faire tatouer quelques heures plus tard. Je ne crois pas vraiment au hasard vous savez. C’était arrangé avec le destin et mon ange gardien tout ça. Parce que honnêtement c’tait quoi les chances que ce soit reporté cette journée là. Bref! Si jamais vous n’avez aucune idée de quelle chanson je vous parles sachez que l’écouter est un 11 minutes 58 secondes bien investis. La version live bien sûr.

Mon second tattoo c’est plutôt un mini coup de tête que j’ai eu cette été. J’ai fais écrire Self Care sur mon poignet. Je passais une magnifique journée. Le genre de journée que tu sais que tu va te souvenir toute ta vie pis je sentais que ça serait un beau coup de tête. Alors je suis entrée dans le tattoo shop et j’avais un rendez-vous 45 minutes plus tard. C’était pour moi une façon de conclure sur une note positive une étape difficile de ma vie. Maintenant la question c’est: est-ce que tu en veux d’autres? Oui c’est certain. Mais je ne suis pas encore décidée. Et si je me fis à mon compte en banque c’est pas demain la veille. Ha!Ha!Ha!

Quelque chose qui me fait bien rire avec les tatouages c’est les questions que les gens te posent parfois en lien avec tes tattoos. Comme par exemple: est-ce que ça à fait mal?  Écoute on est tous tolérant à notre manière pour la douleur. Oui ça fait «mal » d’une certaine façon mais ça s’endure bien selon moi. Sinon il y a aussi: franchement tu va avoir l’air de quoi à 75 ans?! D’après moi je vais avoir l’air d’une femme de 75 ans qui as des tattoos! Sans farce, c’est sur mon corps pas le tient et je vie très bien avec les « conséquences » . Mais le plus drôle c’est : est-ce que je peux toucher?! Eummm whaaaaat ?

As-tu ça toi des tattoos? Pense tu en avoir un jour? C’est quoi ton opinion sur les tatouages?

Daphnée R.

 

La LSQ: une langue à part entière

Vous savez ce qu’on dit?! Jamais deux sans trois. Alors pour la troisième fois je retourne sur les bancs de l’école depuis la fin du secondaire. En espérant que cette fois-ci, j’y resterai!

Ça fait plus que deux ans que je travaille temps plein et que j’ai l’impression de perdre mon temps et de ne pas avancer. C’est surement juste une impression parce que je sais bien que j’ai fais du chemin et que j’ai quand même travaillé sur mon futur. Toutefois, apprendre me manquait et je vais être honnête, j’aimerais bien avoir un autre diplôme que celui du secondaire. Alors voilà, depuis trois semaines déjà je suis inscrite à l’Institut Raymond-Dewar et je suis un cours pour devenir interprète de langue des signes. C’est une formation pré-universitaire. Il faut compléter cinq niveaux avant de pouvoir s’inscrire à l’Université. À condition bien sûr de passer le test et donc d’être fluide en LSQ.

C’est quoi la LSQ? C’est la Langue des Signes Québécoise. Et détrompes toi ce n’est PAS un langage universel. C’est différent d’un pays à l’autre et même d’une communauté à l’autre. On dit que c’est une langue à part entière parce qu’elle a un vocabulaire et une grammaire qui lui sont propres. La LSQ utilise les mains, les bras, la tête, le tronc et l’expression du visage. Alors crois moi que pour suivre le cours, j’ai mis ma timidité (le peu que j’ai) de côté parce que arriver devant quinze nouveaux humains que tu connais pas ce n’est pas toujours évident de signer certains mots.

Présentement je suis en LSQ 1. Le cours se donne une fois semaine: matin ou soir. J’ai choisi de m’inscrire pour le cours du mardi matin de neuf heure à midi. Les cours sont un parfait mélange de théorie et de pratique. Le professeur est un sourd ce qui te donne pas beaucoup d’autres choix que d’apprendre.  Chaque semaine à sa thématique. Exemple la semaine dernière c’était la famille. En premier lieu on apprend les mots, on pratique avec le prof chacun assis à notre place et ensuite on se lève et on signe en groupe de deux ou trois. On se pose des questions, l’autre répond et ainsi de suite. Le cours passe très très vite. Ce qui est parfait pour moi. Les autres avantages sont qu’en étant qu’une fois semaine je peux continuer de travailler pas mal temps plein, les cours ne sont pas cher (150$ un niveau), c’est super interactif et je trouve que c’est un milieu intéressant.

On verra bien où cela va me mener. Mais pour l’instant, j’ai bien du plaisir à apprendre et je suis fière de mon retour à l’école!

 

 

Daphnée R.

Janvier : ma malédiction

Janvier, janvier, janvier…

Ce mois où beaucoup d’entre nous se dévouent aux résolutions du nouvel an. Certaines années, j’ai participé à ce mouvement de bonnes volontés et d’autres non. Je le fais selon mon feeling I guess… C’est pas que je fuis, c’est juste que j’y crois plus où moins. Ce que je veux dire, c’est que pas besoin d’une date pour changer les choses; fais-en un peu chaque jour et tu risques d’accomplir plus que si tu veux changer ton monde en entier à partir du 1er Janvier. Bref, c’est pas le sujet du jour, parce que j’ai beau me sortir du piège des résolutions, je reste prise au piège de Janvier, ce méchant mois sombre et froid et ce, année après année.

J’ai toujours été super sensible aux saisons et Janvier est probablement le pire mois. Il me fait vivre la déprime saisonnière et c’est pas top. En fait, c’est dû au manque de lumière pendant cette période de l’année. Les jours sont moins longs. Bon, on s’entend qu’ils ont toujours 24H, mais le temps de clarté est moindre. Ça fait en sorte que mon corps produit moins de neurotransmetteurs tels que la sérotonine et la mélatonine. Leur diminution ont pour conséquences la fatigue, l’irritabilité, le besoin de sommeil, l’humeur changeante et la difficulté de concentration. Ma chère, tu fais peut-être partie du crew toi aussi? parce que saches que les femmes en sont plus touchées semblerait-il. Et, toi mon cher, tu es peut-être le malheureux qui fait partie de cette minorité masculine. Peu importe, c’est une période difficile à passer et je compatis avec toi!

Alors, voici certains de mes trucs pour mieux passer à travers de ce JANVIER.

Primo, passer du temps à l’extérieur t’aidera possiblement. Tu prends l’air frais, même très froid, je pourrais dire, quelques minutes par jour au minimum. Tu peux aller marcher sur ton heure de dîner. Généralement, c’est assez lumineux vers midi, alors aussi bien en profiter. Si tu fais des sports d’hiver, c’est encore plus profitable je suppose!

Deusio, essayes du mieux que tu peux de bien manger. Je sais pas pour toi, mais pour ma part, je me sens plus énergisée quand je consomme des aliments sains plutôt que des aliments vides en pleins de choses, mais bourrés de sucre.

Finalement, si tout ça ne t’aide pas du tout, tu peux t’offrir la luminothérapie! Tu t’achètes une petite lampe de lumière blanche qui a pour but de remplacer la lumière du soleil. Alors, de t’y exposer te permet de compenser un peu, mais on s’entend pour dire que le soleil c’est le soleil et qu’une lampe ne le remplacera jamais à 100%.

*Évidemment, certaines personnes vivent avec des effets encore plus graves que les miens qui peuvent les pousser jusqu’à avoir des idées noires. SI c’est ton cas, je te suggère d’aller voir un professionnel qui pourra te soigner grâce à la médecine moderne. (Antidépresseurs et traitements appropriés à chacun)

Bon! Là je dois vous dire que la fille ici présente / moi va pas vous mentir. J’ai du mal à bien manger ces derniers temps ce qui fait que la fameuse phrase “Fais ce que je dis, fais pas ce que je fais.” s’applique pas pire pentoute à cet article. Cependant, je marche à l’extérieur à chaque jour et c’est un moment positif dans ma journée! Sur ce, j’attends le retour du soleil avec impatience et je tente du mieux que je peux de maintenir mon état et de garder le moral.

Est-ce que toi aussi, tu vis des déprimes à cause  des saisons?

Catherine R.

 

 

Sources et sites d’informations intéressantes si le sujet t’intéresse:
http://www.iusmm.ca/sante-mentale/depression-saisonniere.html
https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=depression_saisonniere_pm
http://www.revivre.org/wp-content/uploads/2016/04/La-depression-saisonniere.pdf

Le Sisu

J’ai récemment fait la découverte d’un charmant livre qu’est Le Sisu, l’art finlandais du courage par Joanna Nylund. Ça ne m’a pas pris plus de deux petites journées pour terminer le livre. Bien qu’il fasse moins de 200 pages. C’est un sujet particulièrement intéressant ce qui a donc fait en sorte que j’étais absorbée complètement. C’était évident pour moi que je devais partager avec vous et le reste de mon entourage mon nouvel apprentissage.

Comme le mentionne à quelques reprises l’auteure, il est difficile d’expliquer clairement ce qu’est le Sisu. Il n’existe pas de définition claire en français, car il s’agit entre autre d’un état d’esprit. Par contre, pour traduire le mot en tant que tel c’est simple. Sisu signifie tripes en français. Cela vient d’une croyance que la force prend sa source dans le ventre. Vient ensuite de comprendre toute l’analogie autour de ce mot. Le Sisu c’est de puiser dans ses guts, prendre son courage à deux mains. Et puis sans nous en rendre compte nécessairement nous le possédons tous. Il suffit parfois de le développer! Comment? En affrontant les obstacles et en les surmontant.  Nous faisons appel à notre Sisu dans plusieurs situations. Vous êtes en train de courir un marathon et vous manquez de force pour finir? Vous faites alors appel à votre Sisu. Vous sortez d’une relation amoureuse difficile? Vous devrez faire preuve de volonté pour vous rétablir. Les exemples sont quasi infinis.

Le livre est bien réparti en sept chapitres. Entre autres, comment se servir du Sisu pour l’éducation des enfants, pour régler des conflits et discuter ainsi que pour trouver le bonheur.

Le climat en Finlande peut se montrer assez glacial. Je suis restée accrochée sur un extrait du premier chapitre où l’auteure décrit comment survivre à l’hiver. Même si je sais que vous allez tous courir pour vous procurez le livre, je vous partages quand même ses trucs ici.

1: Hiberner

Pas au sens propre mais il faut voir l’hiver comme une invitation au cocooning. Allumez-vous des bougies, sortez les couvertes chaudes et regardez un film ou écoutez la nouvelle série Netflix. C’est aussi une belle occasion pour inviter des gens à la maison et jouer à des jeux de société ou tout simplement passer du bon temps en leur compagnie.

2: Manger

Profiter de la température pour rester au chaud et cuisiner est une autre façon de passer nos journées froides d’hiver. Sans aller dans l’excès et se gaver de chocolat, l’auteur propose de manger des mets consistants comme un bon ragoût. Pour les adultes, pourquoi ne pas accompagner votre repas d’un bon verre de vin rouge corsé.

3: Sortir

Les plus téméraires se risqueront mais notez bien qu’il est bénéfique à tous de sortir prendre de l’air frais. Sentir le froid sur votre peau (ou du moins le peu de peau qui est exposé Ha! Ha!) et profiter un peu de la lumière du jour est indispensable. Vous verrez, vous serez fier de l’avoir fait. Ça vous donnes une bonne raison de rentrer vous réchauffer par la suite, avec une grosse couverture chaude et un thé.

J’ai dévoré ce livre. C’est vraiment l’fun de voir et comprendre que nous possédons tous le Sisu et qu’il suffit d’en prendre conscience. Sur ce je vous souhaites une bonne lecture et surtout un bel hiver!

-Daphnée R.

Le tableau d’épargne

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Te souviens-tu de notre article sur le mood tracker? Et bien une fois de plus je me suis laissé inspirer par Pinterest pour trouver un nouveau défi. Sur mon compte Instagram personnel j’ai publié dans ma story il y a quelques semaines le fait que j’étais enfin libre de toute mes dettes! Dit comme ça c’est peut-être rien, mais Dieu sait à quel point mon compte en banque était à bout de souffle. Pour la première fois en plus d’un an, ma carte de crédit était à ZÉROOOO! Et il me restait encore de l’argent dans mon compte. Je ne croyais jamais y arriver. Je ne voyais pas le bout du tunnel! Si jeune et si désespérée. Ha!Ha!Ha!

Clairement je ne suis pas la seule dans cette situation et clairement il y a pire que ce que j’étais. C’est pourquoi j’ai eu l’idée du tableau d’épargne. Avec le temps j’ai bien évidemment appris à me connaître et je sais maintenant que pour arriver à mes objectifs ( peu importe le contexte) je dois avoir des outils concrets. Je dois pouvoir voir, toucher et observer.

Le tableau d’épargne est donc une façon concrète pour moi de mettre de l’argent de côté. Le principe est simple. À chaque deux semaines quand je recevrai ma paye je choisirai un montant dans le tableau et je mettrai l’argent de côté dans mon compte épargne! J’ai choisi de faire différents montants pour avoir la liberté de choisir selon mon budget un montant approprié. Je suis curieuse de voir les résultats!

Si comme moi économiser n’est pas un de tes nombreux talents, je te partage donc mon nouveau défi personnel! Libre à toi de te laisser inspirer.

-Daphnée R.

Les troubles alimentaires: des ennemis difficiles à combattre

Vivre avec un trouble alimentaire est un travail à plein temps puisque chaque repas et collations deviennent un problème à surmonter et même que souvent, les occasions spéciales comme les anniversaires et les soupers en famille ou entre ami(e)s le deviennent aussi. Beaucoup ne comprennent pas comment il est possible d’avoir un trouble comme celui-ci; un peu comme si c’était une histoire de licorne, mais je vous assure avec le plus grand “désespou’ère” que c’est bien réel. Il peut s’agir d’anorexie, de boulimie, mais d’autres types de trouble de l’alimentation existent, comme l’orthorexie, l’hyperphagie boulimique et les troubles alimentaires non spécifiés. Ils sont tout simplement moins connus. Ce fut mon cas et voici mon histoire.

J’étais au cégep quand j’ai décidé de consulter pour la première fois. J’allais pas bien du tout, mais comme pas pentoute; l’école me stressait à cette période de ma vie et j’avais l’impression que ça augmentait les effets de mon trouble alimentaire. Je savais que ça durait depuis un bon moment, mais je pouvais pas dire jusqu’où ça remontait cette histoire-là d’avoir de la misère avec la bouffe.

Je me souviens encore de cette soirée-là. J’étais à la maison et j’avais dit à mes parents que j’avais besoin d’aide, que je feelais pas du tout et que j’avais besoin de clarifier ce qui m’arrivait. Mon père m’a alors dit qu’il pouvait m’offrir jusqu’à 6 séances gratuites grâce à l’aide aux employés que son emploi lui permettait. Mes parents ne me comprenaient pas, mais ils m’épaulaient et ça me faisait du bien. On a appelé sur le champs pour que je puisse consulter et quelques jours plus tard, j’avais mon premier rendez-vous.

C’était pas très loin de chez moi, j’ai enfilé mon manteau et mes bottes et je suis parti un peu anxieuse de ce qui allait se passer. Arrivée là-bas, je me suis assise dans la mini salle d’attente et puis une dame est venue me chercher. C’était ma psychologue. J’ai enlevé mon manteau et elle m’a demandé de m’asseoir dans un fauteuil, mais ce n’était pas de ceux qu’on aperçoit dans les films. À cet instant, je me sentais weird. Je  me demandais ce que je faisais là, comment je m’étais rendue là et comment elle allait m’analyser. Mon plus grand souvenir, c’est mes bras croisés. Ha! Ha! Je me rappelais que ça voulait dire que j’étais fermée pis j’essayais de les déplier, mais sans trop savoir quoi faire avec!

La psy a tenté de me mettre à l’aise pour finalement me demander quel était mon problème, pourquoi j’avais besoin d’aide? J’ai tout de suite eu le motton, pis je me suis livré à elle en versant toutes les larmes de mon corps.

Présentement, tu dois te dire : “Mais c’est quoi que la petite Cath avait comme problème?” et bien j’y arrive.

Ce qui se passait c’était que j’avais du mal à manger devant les gens. Je vivais de l’anxiété à chaque fois, que ce soit un souper de famille, un anniversaire, une date, un dîner au centre d’achat, etc. C’est super handicapant comme situation parce que la personne qui vit ça se déconnecte de toutes situations sociales où la nourriture est au rendez-vous et il y a trois repas dans une journée et les gens ont tendance à se retrouver autour d’un repas, tsé! J’ai donc manqué souvent les événements importants et je me suis longtemps sentie mal pour ça. Coupable même..

Cependant, faut comprendre que tous problèmes à une source et il suffit de la trouver pour pouvoir le régler. C’est exactement ça que ma psy m’a demandé de faire: de remonter le temps pour essayer de comprendre ce qui m’arrivait. À travers ce processus, les souvenirs sont remontés et les comportements que j’affichais se sont confirmés.

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Manger devrait être une source de joie et non d’anxiété.

Mes souvenirs contribuant au développement du trouble alimentaire:

  • À la maternelle, on m’obligeait à manger plus que ma faim et ça m’a traumatisé. C’est le souvenir source de mon problème. Mes parents savaient que j’avais jamais eu un gros appétit, mais je mangeais à ma faim. La dame du service de garde avait été avisé par mes parents de ne pas me forcer à manger davantage, mais elle ne les a pas écouter. Résultat, à l’âge de 5 ans, je me sentais brusquée et j’ai développé des stratagèmes de défense. Ce que je veux dire par là, c’est que la petite Catou qui se sentait pleine sans avoir fini de manger, remplissait son berlingot de lait avec ses restants puis le refermait, éparpillant sa bouffe dans son assiette elle devait appeler la dame à chaque fois qu’elle avait fini pour avoir la validation que ce qu’elle avait mangé était respectable.
  • Ensuite, ce traumatisme à fait boule de neige. Je détestais les sorties scolaires à cause des repas, mais les voyages, classes neige et les camps aussi, même plus! J’étais toujours faible lors de ces jours loin de chez moi, je feelais jamais top shape!
  • À mes anniversaires, j’ai remarqué que j’ai jamais le sourire sur mes photos avec mes ami(e)s. Je sais que c’est parce que je pense au gâteau et au lunch qui se préparait. J’adorais le gâteau, mais j’haïssais ça manger le gâteau avec mes ami(e)s.
  • Ensuite, je suis rentré au secondaire où j’ai été malade pendant les 2 premières années. Je devais peser 73Lbs environ. Mes coudes étaient plus large que mes bras. Je faisais des pneumonies à répétition, j’avais mal constamment à la poitrine, alors je m’alimentais pas beaucoup. Les élèves comprenaient pas du tout ce que je vivais et certaines filles me traitaient d’anorexique. Je l’ai tellement entendu souvent que je m’interrogeais des fois si c’était vrai, mais au fond je savais que c’était parce que j’étais malade. Tsé, y a tellement pas de méchanceté au secondaire… Ça m’a amené à me peser, mais de façon à savoir si je prenais du poids pour être dans mon poids santé, chose que je fais encore.
  • Tout mon secondaire, j’ai détesté les dîners. Je mangeais le plus rapidement possible pour sortir de la caféteria, sortir de mon moment de désespoir.
  • Des fois, j’allais magasiner et je suppliais ma mère de pas aller manger à la foire alimentaire. Juste y penser me donnais la nausée, des fois au point d’avoir le cœur qui me lève!
  • J’étais pas capable par la suite d’aller souper au restaurants et je mangeais chez très peu de personnes.
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Ne pas toucher à son cupcake quand tout le monde se régale.

C’est donc mes souvenirs que j’ai raconté à ma psy lors de mon premier rendez-vous. On a analysé mes comportements malsains comme d’inventer des scénarios négatifs avant même la venue des événements, de stresser d’avance à en avoir mal au cœur, d’avoir peur que les gens soient malades, pour peu manger suite à tous ces choses. Elle m’a ensuite donné un devoir; celui de modifier mes comportements en les rendant positifs d’ici notre prochain rendez-vous.

Je m’y suis mise sérieusement et j’ai mis en oeuvre ce positif dans ma vie! Sans être facile, j’ai réussi à m’améliorer. Quand une situation survenait je me disais: “Je vais peut-être rencontrer des gens formidables? Peut-être que ça va être une des meilleures soirée de ma vie ou l’un des meilleurs repas que j’aurai mangé?” Je me sentais plus légère! D’ailleurs, à mon deuxième rendez-vous, j’étais super contente de mon avancée et j’étais heureuse. Cette fois, aucune larme avaient coulées sur mes joues, mais de la fierté sortait de mes yeux!

J’ai continué avec cette vision de positivisme jusqu’au troisième et dernier rendez-vous! J’avais réussi à aller manger au resto cette fois-ci. Bon, ça été tough, j’avais demandé d’être assise à une table précise de manière à être dos aux restes du monde. (La serveuse a dû me trouver louche sur un temps. Ha!Ha!) Au fil de mes consultations, j’avais réussi à changer pour le mieux et je sentais que je pouvais y arriver. J’ai eu des bas quelquefois, dans certaines périodes, suite à mes consultations, mais j’ai réussi à avoir des hauts surtout!  Et, je ne vous mentirai pas, aujourd’hui encore je combat ces pensées par la vision positive, mais je réussi à manger au resto et souvent à part de ça! Même que des fois, c’est moi qui demande d’y aller, alors c’est toute une avancée et je remercie ma belle famille de m’avoir permis d’aimer ces moments au resto et les repas en famille comme je remercie ma famille de m’avoir écoutée et soutenue toutes ces années.

Peut-être que tu lis mon texte et que tu vis la même chose ou quelque chose de similaire, mais saches qu’il y a toujours des solutions et de l’aide de disponible qu’elle provienne de ta famille, de tes ami(e)s ou d’un organisme comme ANEB. Voici le lien: https://anebquebec.com/ Les troubles alimentaires ne sont pas quelque chose de jojo, alors si vous connaissez une personne souffrant d’un trouble alimentaire, aidez la. Vous pourriez faire la différence, car quand j’y pense, la psy a toujours été une oreille pour moi et c’est par moi-même que j’ai changé, alors votre écoute ne peut être de trop!

PS: Cet article est rough un peu.. Je me suis vraiment livré à part entière, mais je tiens à dire que malgré cet obstacle, j’ai eu une très belle enfance remplie de joie au sein d’une famille formidable et d’un cercle d’ami(e)s exceptionnel(le)s.

Catherine R.

La vie au chalet

Si on m’avait dit un jour que je connecterais autant avec la nature, je n’y aurais pas cru un seul mot! Ça fait maintenant un an que je suis allée au chalet de ma meilleure amie pour la première fois. Le chalet se trouve à l’Ascension plus précisément dans une zec. C’est quoi ça une Zec?

C’est une Zone d’Exploitation Contrôlée. Ce sont des territoires spécifiquement exploités pour la chasse et la pêche. Deux activités que je ne pratique aucunement! Et il n’y a pas de chance que je m’y mette un jour. Mais c’est aussi un lieu d’hébergement pour les gens qui, comme moi, ne sont pas des chasseurs dans l’âme.

Toutefois se retrouver en nature comme ça sans électricité, internet, télévision, cellulaire ni pollution sonore de la ville ça fait un bien fouuuuu!

La première fois que j’y suis allée, j’étais un peu anxieuse. À l’époque je prenais des antidépresseurs et des médicaments pour l’anxiété. De savoir que ça prenait quatre heures se rendre et qu’un coup rendu, nous n’avons plus de réseaux cellulaire ça me faisait paniquer parce que j’arrêtais pas de me dire que s’il arrivait quelque chose on était tous morts (ce qui est en fait absolument faux). En plus je me disais que si j’aimais pas ça, j’étais « prise » là-bas. Heureusement, ma meilleure amie a su me calmer. Je dis heureusement parce que maintenant je rêve d’y retourner chaques jours Ha!Ha!Ha!

À mon premier séjour, j’étais émerveillée du début à la fin. La Daphnée de ville et la Daphnée en nature ne semblent pas être la même personne. En ville, je suis bruyante, énervée et j’ai de la misère à ne rien faire et à me concentrer sur un projet/sujet/activités longtemps. Je suis souvent stressée par ma routine ou les tâches à accomplir dans ma semaine et le fait d’être entourée de personnes sept jours sur sept me dérange parfois aussi.  Au chalet, par exemple, c’est l’inverse. Je ne ressens pas le besoin de faire rire, de parler ou de bouger absolument! Qu’est-ce qui est encore plus génial, c’est qu’on a pas d’obligation. On se lève le matin et on décide au fur et à la mesure ce que seront nos plans pour la journée! Faire du quatre roues, du kayak, dessiner, prendre des photos de la nature qui nous entoure, aller prendre une marche, faire un feu, admirer la vue sur le quai, avoir de grandes discussions philosophiques sur la vie. Au chalet, on dirait tout simplement que la vie s’arrête! On a pas envie de revenir en ville. La première fois que j’y suis revenue j’ai eu un profond dégoût envers la ville. Il y avait tout à coup beaucoup de bruits. Les klaxons des voitures, les voitures qui accélèrent à toute vitesse. Les gens ont un autre mode de vie que nous qui revenons de la forêt. Même si nous y étions que depuis 3 ou 4 jours, c’était en masse pour décrocher du stress de la ville et se sentir déboussolés.

C’est la meilleure thérapie que de prendre le temps de sentir chaque respiration, de prendre le temps pour se connecter avec ce qui nous entoure. Je sens que j’en apprends un peu plus sur moi à chaque fois que j’y vais. J’ai ri de moi même. Comment j’ai fais pour avoir peur de ne pas être bien? Ça vaut bien plus que n’importe quel médicament pour me calmer ou n’importe quel antidépresseur. En fait, la nature est un antidépresseur en soi je crois. Même si le fait de revenir en ville n’est pas toujours plaisant. Je me sens plus détendue qu’à mon départ. Même le voyage en voiture pour y aller est l’fun. On écoute de la musique, on dors un peu parfois (sauf le conducteur, promis), on parle, on profite du paysage qui s’en vient de plus en plus beau au cours du trajet. Même chose pour le retour!

J’ai toujours vécu à Montréal. Je ne m’étais pas posée la question auparavant à savoir si je voulais finir mes jours dans la grande ville. Mais depuis ma première expérience au chalet je sais que la réponse est non. Si j’ai à acheter une maison un jour et/ou à élever des enfants ça ne sera pas à Montréal. Je ne déteste pas Montréal pour autant. Au contraire j’adore les gens, mon quartier, les activités à l’année longue, etc! Par contre, je me rend compte que c’est un mode de vie qui peut être lourd à la longue.

Je souhaite à tous un moment de repos comme ça. De pouvoir décrocher, se ressourcer et enjoy chaque seconde qui passe.

Daphnée R.