Mon “come back” scolaire

Et oui! J’ai 24 ans et je décide de retourner à l’école. Je dois dire que j’ai jamais cru que mon parcours se déroulerait comme ça. J’étais enfant que je savais que je serais designer de mode. Ouin, savait, je le savais pas vraiment parce que c’est pas ça du tout qui s’est passé. Pourtant, j’ai bel et bien étudié en design de mode pendant quatre années et je suis toujours intéressée par la création de vêtements, même si l’industrie autour de ce domaine me désespère. Bref, j’ai vraiment pas deviné mon destin et c’est correct même si ça n’a pas toujours été facile. Moi, au secondaire, j’ai pas eu de difficulté à savoir ce que j’allais faire au cégep parce que je le savais depuis vraiment longtemps. (Avant de commencer le secondaire je le savais.) Alors, je me suis jamais posée la question avant là, là!

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Dessin créé par moi-même dans le cadre de mes études en design de mode.

Par contre, faut croire que la vie n’est pas toujours comme on la pense parce que suite à ce merveilleux quatre ans d’études à dessiner, patronner et coudre des vêtements, j’ai été déçue de ce qu’était le milieu de la mode. J’ai pas aimé du tout mes entrevues et ça m’a amené à arrêter complètement de chercher. Au final, j’ai étudié quatre années pour jamais travailler là-dedans. Cependant, j’ai appris pleins de choses que je pourrai mettre à profit et c’est correct ça aussi. Je pense pas avoir perdu mon temps. J’ai ensuite travaillé un an pour une entreprise de chapiteau où j’ai fait de merveilleuses rencontres et pu travailler avec mes cousins. (Si t’as besoin d’une location ou d’un achat de chapiteau, clic ici: https://www.locationchapiteaux.ca/

 

Pendant cette année, je me suis demandée ce que j’allais faire dans la vie. Je m’étais découverte une nouvelle passion, soit la botanique. Je sais pas combien d’argent j’ai mis dans des livres pendant l’été, mais j’en ai mis beaucoup. Oh oui! J’ai regardé les programmes universitaires et j’ai trouvé celui d’Architecture de paysage. C’était du design encore, donc pas totalement de l’inconnu et ça rejoignait ma passion nouvelle. J’ai été acceptée et ça m’a comblée. La session a débuté et au fur et à mesure qu’elle avançait, mon corps et mon esprit “rushait-solide”. Sérieux, c’était insensé comment je n’avais plus de vie pour y arriver. Je te jure, je comptais les minutes de tout ce que je faisais pour voir si j’avais assez de temps pour étudier, dormir, etc. J’ai commencé à être toujours malade puisque mon corps était fatigué. À ce moment, j’ai su me dire que c’était trop pour moi et à la mi-session de la 2e session, j’ai annulé trois cours sur quatre. Je pense sincèrement qu’être à l’école entre 60 et 90 heures semaines, ce n’est pas sain et malheureusement pour moi, j’ai arrêté un programme que j’aimais et que je réussissais en dépit de ma santé mentale et physique.

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Projet de groupe dans le cadre de mes études en Architecture de paysage (Photo prise par Simon Tremblay)

J’ai repris mon souffle une ou deux semaines puis j’ai postulé comme agente administrative à l’hôpital. Faut que je vous dises que j’ai jamais étudié l’administration et que j’ai fortement le syndrôme de l’imposteur, même à ce jour. J’aime ma job, mais j’ai pas de poste à moi et le travail sur les étages c’est épuisant. Je lève mon chapeau à tous ceux et celles qui font ça depuis des années parce que c’est pas facile. Le côté que j’aime le plus, c’est le contact humain avec les patients. Il y a de quoi de beau derrière ça, mais j’ai toujours étudié la création et derrière mon bureau d’agente administrative la création est à zéro. Je m’ennuie de créer, ça me manque. Alors, je pense retourner à l’école, encore… pour une troisième fois!

En petite enfance, cette fois! Je me suis réinscrite au cégep et j’attend ma réponse d’inscription. Pour moi, c’est la possibilité de combiner l’humain à la création tout en ayant une tâche énorme qui est de développer les compétences et ce que seront nos futures générations. Les éducatrices ont une part importante chez le développement de l’enfant et donc dans la société et j’ai envie d’être l’une d’entre elles. (Les éducateurs aussi, on ne vous oublie pas messieurs!)

Peut-être que tu mènes la même bataille que moi: trouver ce que tu veux faire dans la vie. Saches que c’est parfaitement acceptable de prendre ton temps. Comme moi, tu le sais peut-être au fond de toi, même si ça te semble difficile à accepter. J’essaye de le vivre au jour le jour. Mon parcours m’a appris beaucoup de choses comme faire un bustier ajusté, faire un vêtement sur mesure, mais aussi à corriger un trottoir après une modification sur un chantier, faire une maquette à l’échelle, dessiner en créant une profondeur avec les maudits crayons aquarelles qui brisent tout le temps, assembler un chapiteau, utiliser une table de coupe et une machine à hautes fréquences, présenter un projet devant 80 personnes,etc. C’est pas tout le monde qui sait faire ça, tsé! On apprend de tout ce qu’on fait et il faut accepter que la vie nous amène où elle désire nous amener.

 

Si toi aussi la vie t’as amené à essayer différentes disciplines avant de trouver ta voie, écris nous le dans les commentaires!

Catherine R.