Quand l’anxiété prend le contrôle

Je ne sais pas ce que tu faisais le 2 octobre 2015 en soirée, mais moi je vivais ma première grosse crise de panique. En d’autres mots, je croyais être en train de mourir! J’habitais encore chez ma mère à l’époque et on discutait dans la cuisine elle et moi quand ça m’a pogné. Je n’ai pas été capable de me calmer, ça a juste complètement dérapé et c’est  ma mère qui m’a dit que ce qui m’arrivait c’était une attaque de panique. Wow! C’est ça le feeling ?! Mon copain de l’époque était venu me rejoindre pour tenter de m’aider à me calmer et me rassurer, mais malheureusement il n’y avait pas grand chose qu’il puisse faire. Ni lui ni ma mère d’ailleurs. Après trois heures j’ai finis par me calmer. Le lendemain, j’avais peur. Peur que ça recommence, je me sentais faible: pas physiquement mais mentalement.

Tout allait bien pourtant. J’avais un copain aimant, pas de problèmes familiaux, j’avais pas le stress d’avoir un appart à payer ou quoi que ce soit. La seule source de stress c’était l’école. Je vivais ma première session en technique de diététique. J’aimais full ça, j’étais pas super bonne, mais c’est comme ça depuis la première année du primaire. hahaha! Je vivais pas bien avec le fait que ça pouvait m’arriver parce que je jugeais ça. J’avais déjà entendu parler des gens de leur anxiété, crises de panique, etc. et je ne comprenais pas qu’ils ne soient pas capables de gérer. Le karma s’était occupé de moi. Pendant les deux semaines qui ont suivies cette première fois, j’ai fais toute une collection d’attaques de paniques. J’en ai fait en moyenne une aux deux jours, sinon plus. J’ai consulté la TS (travailleuse sociale) de l’école qui m’a donné de bons trucs. J’ai malheureusement tout de même abandonnée l’école à la session suivante.

Les mois et les années ont passés, j’ai eu quelques épisodes anxieux et encore quelques attaques, mais rien qui ne se comparait aux premières. En plus, j’étais maintenant mieux équipée pour me contrôler. Deux ans et demi plus tard, je suis dans une relation amoureuse malsaine comme ça arrive juste aux autres. Pour couronner le tout, les crises de panique font un majeur come back. Je sais qu’elles sont provoquées par mon environnement et mes mauvaises habitudes de vie. Je sais aussi que c’est de pire en pire. Les trucs qui fonctionnaient autrefois ne valent plus rien. Mais là c’était plus drôle… Je paralyse, je convulse, j’ai des idées noires en format Costco, tsé veux dire. Je me retire de mon entourage, je cherche du réconfort pourtant l’âme qui m’en procurait était noircie. Chose qui m’a prit trop de temps à comprendre.

J’étais au bout du rouleau. Épuisée, je me suis rendue dans une clinique jeunesse et après consultation j’en suis ressortie avec une prescription pour des Ativans et du Citalopram. J’en ai pris pendant un an. J’étais contente mais en même temps j’étais triste de m’être rendue là.

Il était hors de question que je reste médicamentée pour le reste de ma vie. Je voyais ça comme un boost, comme un pré-workout avant une folle session de gym. Sauf que ma séance d’entraînement n’allait pas se résumer seulement a chest-bras. Il fallait que je m’entraine à voir la vie autrement. Il fallait que je fasse un changement et que je pousse pousse pousse de la fonte pour en finir avec le combat contre mon anxiété. Est-ce que ça vous arrive de vous en  rendre compte quand vous grandissez? Moi oui! Je savais qu’à cette période de ma vie je vivais un changement et que j’allais en ressortir grandie. J’ai développé des techniques, des trucs et de nouvelles habitudes de vie pour me permettre de vivre sans médicaments un jour.

Par contre, ce qui fonctionne pour moi peut ne pas fonctionner avec toi. En même temps on apprend à se connaître à travers ce processus. Pour ma part, je sais que lorsque je suis fatiguée je suis plus à risque d’être angoissée, irritée et déprimée un peu. Quand je sens que ça part en vrille dans ma tête je me prend un petit 30 secondes pour faire une mise au point?

Est-ce que je suis en contrôle de la situation? Suis-je en danger de mort? (C’est souvent non la réponse haha!) Comment puis-je faire pour faire un retour au calme?

Si ça m’arrive et que je suis en société comme au travail, avec des amis, de la famille ou juste que je fais une activité à l’extérieur et bien, je fais de mon mieux pour me changer les idées sans que ça interfère avec ce que je fais actuellement.

Ça arrive même que je vais le dire: qu’en ce moment, je feel pas tant. Je ne me gêne plus et je m’assume. En même temps, si je suis avec une amie ou peu importe ça  me permet de comprendre que mon comportement est pas à son état normal si on veut parce que je vais être dans ma tête, j’ai une petite voix et que j’ai surment un regard perdu aussi. Ouin.

Tout ça n’arrive pas sans un certain lâcher prise. Quand tu décides que là c’est assez. (C’est ça qui m’est arrivée.) J’ai eu une petite conversation avec moi-même pis je me suis promise de ne plus me remettre les pieds dans des situations qui me feraient vivre un calvaire comme celui dont j’essayais de me sortir. Trève de bavardage je vais te dire ce qui fonctionne pour moi et ce que je fais pour prendre soin de moi.

Premièrement j’écoute mon corps. Si je suis fatiguée, j’irai pas me promener en ville. Dans ce cas là je vais plutôt prendre ça bieeeeen relaxe à l’appart. Je vais dessiner, écrire un article, travailler sur mes projets divers, écouter de la musique. Ces temps-ci je trippe sur The Lumineers et Passenger. Je fais même des siestes, j’écoute Netflix. (Ça c’est quand j’arrive à me décider sur c’que j’aimerais écouter.)

Quand je me sens plus énergique, là, je vais sortir et marcher un peu. Seule! Parce que comme ça, je suis pas obligée de parler ou de divertir quelqu’un. J’aime aussi faire du ménage parce que quand l’appart est propre ma tête est plus ordonnée aussi. Je ne crois pas être la seule. Ça m’arrive aussi de cuisiner en écoutant de la musique, de parler au téléphone avec une amie, de lire un livre.

Le plus important, c’est d’éliminer les ondes négatives, de te concentrer sur toi et seulement toi, d’apprendre à respecter tes émotions, et souvent apprendre à dire non. Facile à dire tu vas me dire mais c’est aussi facile à faire. Une étape à la fois. Et tu vas voir que le résultat en vaut la peine.

Le plus bel investissement que tu feras dans ta vie, c’est d’investir en toi!

Daphnée R.

5 commentaires

  1. Bonjour, le trouble de l’anxiété tombe parfois comme ça sans raison apparente, et c’est dur à vivre et à traverser, mais on finit par en guérir.

    Où en êtes-vous aujourd’hui, avez-vous toujours des crise de panique ? Avez-vous des cycles bien marqués (X jours bien sans anxiété, puis X jours difficiles) ?

    Concernant les « trucs » possibles pour améliorer les choses, je vous en donne quelques uns sur http://www.troubledelanxiete.com

    Bon courage,

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